"Héritier de la lignée des grands professeurs Maurice Gendron et Enric Casals, frère de Pau, premier Prix Rostropovitch 1977, Lluís Claret joue à Prades. C’est rare, c’est samedi 12 mai 2007.
La famille Claret est liée à la grande musique dans le sillage de Pau Casals… Le père, Andreu, enfant de la Catalogne intérieure, était un intime du violoncelliste qui a séjourné à Prades. Ses deux fils Lluís et Gerard, nés en Andorre en 1951, ont naturellement emprunté la voie de l’ami de la famille, le premier au violoncelle, le second au violon. Lluís a ainsi commencé ses études musicales à 9 ans avant d’obtenir ses premiers galons à 13 ans, en 1964, au Conservatoire du Liceu de Barcelone.
Confié à des pédagogues enviés, cet artiste a développé une vision critique de la musique, sans doute par la présence d’Enric Casals, qui a longtemps tenu auprès de lui le rôle de conseiller musical. Lluís Claret, projeté sur la scène internationale dès l’obtention de ses premiers prix, à la fin des années 1970, a tôt fréquenté les capitales d’Europe, Amérique et Asie. Éternel voyageur devenu une référence du "cello", il a été l’invité du National Symphony de Washington, du Philharmonique tchèque, de l’English Chamber, de l’Orchestre national de France… On le demande à Tokyo, Séoul, Stuttgart, Moscou, Bruxelles… Il a joué sous la direction de Mstislav Rostropovitch et Pierre Boulez, dans une affection profonde pour la musique de chambre et les musiques de son temps. Pédagogue né, Lluís Claret enseigne à Barcelone et Toulouse, ou lors de master-classes en Europe, en Asie et aux USA. Il dirige le Stage International de Violoncelle de Fontfroide, joue en duo, collabore à une dizaine de festivals, participe au jury de concours internationaux (Rostropovitch-Paris, Paulo-Helsinki, Pablo Casals-Kronberg, Adam-Nouvelle-Zélande). En Andalousie, un Concours international porte son nom : le "Lluís Claret-Ciudad de Moguer". Enfin, Claret enregistre, notamment chez Harmonia Mundi : Bach, Schumann, Strauss, Chopin, Schubert, Mendelssohn, Kodaly ont déjà reçu ses faveurs. En 1994, il a rendu hommage à son parrain sur le CD "Pau Casals in Memoriam". Son arrêt à Prades prendra tous son sens autour des suites de Bach si chères à Casals." (Catalogne-Nord.com Mai 2007)

"L'excellent clarinettiste espagnol Joan Enric Lluna et les non moins remarquables violoncelliste Lluis Claret, pianiste Joseph Colom et Quatuor de Tokyo offrent des interprétations assez personnelles, avec un style fait de sévérité et de sensualité, de fidélité au texte, de sobriété mais aussi de chaleur..." (Le Monde de la Musique 04)


"....Claro que lo mejor del concierto ya había pasado. Nos referimos a la antológica intervención del gran Lluis Claret en la obra de Shostakovich. Lo importante no es que hiciera gala de un virtuosismo fuera de toda duda y de una extraordinaria gama de recursos técnicos y -por ende- expresivos. Eso ya era esperable. Lo grande fue que se sumergió por completo en los abismos de la partitura, mucho menos inocente, más enrevesada y poliédrica de lo que parece, para ofrecernos una interpretación sincera, intensa y acongojante. Humor negro, doliente melancolía, rebeldía, desesperación y locura -la única vía de escape en el universo del compositor- se dieron la mano en una interpretación memorable. Un fuerte aplauso para el chelista." (Filomusica 2001)

"El chelo, instrumento sensual por excelencia, y Lluís Claret interpretando a Bach, música del espíritu por excelencia, me dan la sensación, tranquilizadora y exaltante a la vez, de escuchar a miles de personajes sutilmente unidos en una voz homogénea, profunda y brillantemente ligera, amplia, densa, de un dulce, intenso e infinito vibrato: equilibrio perfecto entre el cuerpo y el espíritu." (Teatre Nacional de Catalunya)


"Quelque chose de sombre dans le regard, d'aristocratique dans le profil : Lluis Claret est sans doute, avec Janos Starker, le plus élégant des violoncellistes d'aujourd'hui. Tout ce qu'il touche devient noble" (Nouvel Obs 88)

David Denton du magazine The Strad compare 15 versions de la Sonate pour violoncelle seul de Kodaly.

"At much the same pulse is the recording by Lluis Claret (Harmonia Mundi HMA1901325), who immediately impresses through the clarity of his articulation, with all the technical devices put to the service of creating a work of substance. Indeed, his playing is so accomplished that it never sounds rushed and, like Starker, he shapes the movement in long phrases..." "...In the final analysis, however, I place Claret and Starker at the top of my list. They are two very different interpretations, the first offering refinement often with a sense of improvisation and always with a pleasing silvery tone. Starker, that old master of the work, offers a feeling of exhilaration linked to an incomparable technique" (The Strad/David Denton) Dans l'analyse finale, cependant, je place Claret et Starker au dessus de ma liste.


“Comment pourrait-on longtemps résister à cet ineffable sens de la poésie musicale, à cette miraculeuse conjonction de couleurs éclatantes jusqu’à la brûlure et de sonorités saillantes jusqu’à la déchirure du tissu ?” (Répertoire 91)

“Le duo Claret-Planès a su trouver les liens secrets qui nourrissent de part et d’autre le même lyrisme. En ce qui concerne Chopin, les deux interprètes dépassent la simple élégance pou rlui donner une profondeur inattendue.... ” (Diapason)

"...Lluis Claret est un violoncelliste racé, à la sonorité charmeuse, au phrasé élégant (cf. son enregistrement des trios de Mendelssohn), on aura compris que l'hésitation n'est pas de mise pour qui (et il a bien raison) souhaite faire connaissance avec des pages mineures mais qui contiennent de bien jolis mouvements lents. (Le Monde de la Musique 91)


“...Claret et Cabestany, fiévreux et forts. Un disque qui ne se laisse pas oublier." (Télérama 90)


“...Lluis Claret possède un phrasé d'une magnifique continuité lyrique, dont le cantabile est plus naturellement sombre et méditatif qu'extraverti et provocateur. Ce qui conduit à une lecture d'une réelle unité" (Diapason 90)


"...Le violoncelliste Lluis Claret est d'une pureté stylistique et dans ces interventions montre le chemin à suivre..." (Pianiste 01)

"...Le dialogue des instruments et toujours vivant, disert sans monologues complaisants. L'orchestre tient sa place sans tirer la couverture à lui. Applausissons l'intelligence du couplage, avec un trio dans la même tonalité que le concerto. On y retrouve la même éloquence fine, le même jeu spectaculaire, mais empreint d'un lyrisme généreux." (Le Monde de la Musique 89)

" ...Es gratificante escuchar esta grabacion que me atrevo a calificar de hermosa. Es una interpretacion elegante sin dejar de ser heroica, de enorme elocuencia, transparente, con une exposicion del Largo admirable...Estamos, pues ante un compacto totalmente recomendable que nos permite comprobar la gran calidad que ha alcanzado ya el Trio de Barcelona." (Javier Pérez Senz/Compact 89)